Notre histoire


L’histoire de Totem, c’est une histoire un peu folle et abracadabrante.
C’est une histoire pleine de voyages et de rencontres, d’envie de partager, de construire et de créer. L’histoire de Totem c’est un peu comme celle de votre pote baroudeur qui parle à tout le monde tout le temps, qui s’en va un peu partout, parfois à l’arrache, et qui de temps en temps dort où il peut. L’histoire de Totem, elle est faite de plein d’idées et d’anecdotes.

2016

Depuis que je suis gosse, mon père me raconte des tonnes d’histoires de voyages et d’aventures auxquels ils ont participé, lui et son sac à dos, à travers le monde. Etudiant de deuxième année à l’ESC Clermont, je dois trouver un stage en entreprise. C’est donc décidé : je le ferai à l’étranger, un peu comme mon père.

Avril

J’avais déjà un bon niveau d’anglais. Alors, le 2 Avril, j’avais trouvé un stage et j’atterrissais… au Panama. Et oui, je voulais être dépaysé, sortir un peu de ma zone de confort, m’ouvrir l’esprit mais surtout perfectionner mon espagnol. Dépaysé, c’est le cas de le dire, je le fus. En effet, je me retrouve pendant 4 mois dans un bel hôtel situé à Playa Venao, à 8 heures et 3 changements de bus de la capital, Panama City, dans la jungle sur le littoral pacifique. Mais voilà, les choses sérieuses commencent et entre coupures d’électricité fréquentes, climat tropical, pluies torrentielles, eau non potable, chaleurs à vous faire cuire un œuf sur la tête, moustiques tueurs, bestioles venimeuses en tout genre et accent panaméen à couper à la machette, le choc culturel est brutal, très brutal. A l’époque, dans la pagaille, mon frère me parle de créer une marque de ski (c’est drôle quand on est au Panama et qu’il fait 30°C la plupart du temps). L’idée tombe vite à l’eau, mais le nom reste comme suspendu dans l’air. Il voulait l’appeler Totem.

Juillet

Entre temps, j’ai été accepté pour réaliser ma troisième de Bachelor en échange universitaire en Colombie. On connait tous la chanson : Pablo Escobar, la cocaïne, la guerilla, la violence et les enlèvements. Les stéréotypes fusent, et pourtant, ceux qui ont déjà réalisé leur échange là-bas reviennent avec des paillettes plein les yeux. Le 21 Juillet, je débarque à Cali pour un an sans passer par la France. Et là, après le Panama, la donne a changé : la Colombie, c’est une dinguerie !

Pourquoi ? Parce qu’en Colombie, en plus de paysages et d’une diversité de fou, les gens dansent tous et la musique bat son plein. A Cali, la salsa est reine et dans les boites undergrounds, la techno aussi donne le la, sans parler de celles de Bogota. Dans El Poblado, à Medellin, on entend beaucoup d’électro, et même du rock. Sur la côte caraïbe, la champeta et le vallenato rythment le quotidien pendant qu’à Santa Marta on verra des tonnes d’artistes de rue qui font du hip-hop et du breakdance venus d’un autre monde. Au Sud, à Pasto, c’est cumbia toute la journée, et sur la côte pacifique tout le monde se déhanche sur des rythmes a sonorités africaines. La culture du Pacifique a même son propre festival à Cali, le Petronio Alvarez. Et devinez quoi ? Il dure une semaine, quasi non-stop. Bref, vous l’aurez compris, il fallait trouver un moyen d’exploiter tout ça et d’en faire profiter un maximum de monde. Mais comment ?

2017

Après plus d’un an et demi passé en Amérique Latine, je rentre en France le 7 Septembre. J’avais beaucoup côtoyé les auberges de jeunesse durant mon séjour. Dans ce genre d’établissements, personne ne se connait, tout le monde vient d’horizons différents, et tout le monde se côtoie. On avait beau s’être rencontré la veille, on cuisinait puis sortait tous ensemble le soir, sans se préoccuper si on allait se revoir le lendemain. C’était incroyable le nombre de recettes, de cocktails ou de plats que l’on pouvait créer de cette manière-là. Et si en regroupant des gens avec des profils très différents on pouvait créer plus et faire des choses encore meilleures ? C’était l’hypothèse. J’étais donc déterminé à monter une auberge de jeunesse à Clermont-Ferrand, ville qui n’en avait pas encore et qui travaillait pour déposer sa candidature en tant que Capitale Européenne de la Culture. Evidemment, pour qu’elle ait la cote, il fallait qu’elle propose des animations, des concerts, de quoi attirer ses clients et leur permettre de partager un maximum. Je me suis mis à travailler sur le sujet, réfléchissant sur comment trouver des fonds pour construire. Pas une mince affaire, vraiment pas…

2018

En avril, presque une année après avoir quitté la Colombie, j’y suis reparti pendant un mois. Par la force des choses, avec une bande d’Australiens et d’Israéliens rencontrés sur place, on finit par se retrouver au Théatron, une des plus grandes boites de nuit d’Amérique du Sud. 13 salles, toutes avec leur open bar, rien de moins. Pop, electro, house, raggaeton, salsa, techno, merengue, hiphop : tout y est, dans une seule boite. Incroyable ! Et soudain, assis dans l’auberge de jeunesse (comme par hasard), c’est le déclic ! Pourquoi ne pas créer une plateforme qui regrouperait des personnes avec des profils très variés et leur permettrait non seulement de collaborer ensemble pour créer plus de contenus originaux, mais aussi de se produire et de monétariser leurs propres créations originales ?

Une application web, ça n’a pas de frontières, et ça coute bien moins cher à construire qu’une auberge de jeunesse. Mais il lui fallait un nom. Un nom qui fasse référence à quelque chose de fédérateur, de créatif et d’innovant. « Totem », comme le mat sculpté autour duquel les Indiens d’Amérique du Nord se réunissaient, chantaient, dansaient et réalisaient leurs rituels. Le nom était parfait mais il fallait le différencier, le faire sortir du lot. Chez Totem, on créerait de la culture, on la fabriquerait et en ferait en sorte de l’inventer, comme dans un laboratoire. Totem Culture FabLab était né.

Quelques coups de fils grâce à What’s App et un post Facebook plus tard, l’idée avait l’air de plaire : Sullivan et moi avons été mis en relation, il était entrepreneur et créait des sites web. Il s’est dit que ça pourrait marcher.

Toujours en Colombie, j’ai revu des amis. L’un d’eux était « diseñador de medios interactivos » et m’a renvoyé vers José. José, je l’avais connu deux ans auparavant, à Mikasa Bar, sur la Calle Quinta à Cali. On avait fait une battle de danse ce jour-là. Je ne me rappelle plus qui avait gagné mais une chose est sure : ça avait vraiment mis le feu, et on s’était bien marré ! José a donc commencé par élaborer le logo. Une bombe ! Ensuite, il s’est afféré à la charte graphique, puis au brand book, et petit à petit, il nous a donné notre identité. Il est toujours en Colombie et apprend le français à l’heure où j’écris ces lignes.

Depuis Bogota, j’avais recontacté Antoine que j’avais rencontré 8 mois auparavant dans un cours de capoeira à Clermont-Ferrand. A l’époque, deux heures passées ensemble et on avait déjà accroché : son truc, c’était la danse. Je lui ai parlé du projet, et tout de suite intéressé, il a rejoint la team. Les bases de Totem étaient prêtes.»